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n. m. Ensemble
d'activités fondées sur le saut à l'aide d'un parachute, voilure destinée à
freiner la chute dans l'air de la personne qui y est suspendue.
Historique
Des documents relatent l'utilisation de parasols par les Chinois, en 1306, pour
sauter du haut de la Grande Muraille. En 1495, Léonard de Vinciémet dans son
Codex Atlanticus des idées concernant la résistance de l'air et préconisant
l'emploi d'une sorte de pyramide rigide en toile, de 10 m de hauteur et 30 m2 de
surface de base. En 1797, André Jacques Garnerin, équipé d'un parachute de sa
fabrication, se lance de la nacelle d'un ballon au-dessus du parc des Mousseaux
(actuel parc Monceau), à Paris ; son équipement comporte une calotte sphérique
de quelque 8 m de diamètre ; lâché d'une altitude de 1 000 m environ, il
atterrit sain et sauf, bien que durement éprouvé par le rude balancement dû
surtout à l'absence d'une " cheminée " (ouverture circulaire au sommet du
parachute). Après bien des balbutiements, la conception du parachute est
progressivement améliorée, et celui-ci permet, à plusieurs reprises, de sauver
la vie d'aérostiers en difficulté à bord de leur ballon. En 1885, l'Américain T.
B aldwin met au point un parachute pliable.
Les premiers sauts
Des systèmes différents sont expérimentés, mais la plupart se révèlent
inopérants ; plusieurs inventeurs trop hardis y laissent ainsi la vie, tel F.
Reichalt, qui en 1912 saute de la tour Eiffel avec des ailes inspirées de celles
des chauves-souris.
Bien que le premier saut à partir d'un avion ait été accompli avec succès en
1912, à Saint Louis (États-Unis), par Albert Berry, le parachute (jugé trop
incommode, voire dangereux, pour les pilotes) demeure longtemps considéré comme
un pur équipement d'acrobatie, et ce n'est qu'à la fin de la Première Guerre
mondiale que les aviateurs allemands sont systématiquement équipés de ce
matériel de sauvetage. Les Français se montrent encore plus réservés, jusqu'à
l'avènement d'un dispositif de commande manuelle d'ouverture du parachute. La
fiabilité d'un tel système est démontrée en 1919, sur le terrain de McCook
(États-Unis), par l'Anglais Leslie Irvin, pilote et parachutiste expérimenté
qui, avec un matériel mis au point par ses soins, saute d'un avion et tire
lui-même la poignée d'ouverture de son parachute ; ce dernier est formé de 40
panneaux et 40 suspentes, avec une cheminée de 128 cm de diamètre.
Seconde Guerre mondiale
Les Soviétiques créent les premières écoles de saut, l'armée s'entraînant à
sauter sur forêt, dans la neige, de jour comme de nuit ; en 1927 et 1932, ils
ont recours à des parachutistes pour atteindre des objectifs militaires ; ils
organisent, en 1930, les premiers concours de parachutisme amateur, les épreuves
consistant à atterrir sur une cible. En 1939, l'Allemagne possède des effectifs
impressionnants de parachutistes militaires. En Grande-Bretagne, Winston
Churchill ordonne, en juin 1940, la création d'un corps de 5 000 parachutistes,
et les Britanniques s'efforcent de rattraper leur retard dans ce domaine. Au
cours de la Seconde Guerre mondiale, les opérations aéroportées de grande
envergure (en Crète pour les Allemands, en Normandie et en Birmanie pour les
Alliés) font la preuve de leur efficacité. En 1945, le parachute est
universellement reconnu comme un moyen de sauvetage et comme un moyen
d'intervention militaire ou civile.
L'après-guerre
Après la guerre, d'anciens parachutistes militaires continuent à sauter, pour
leur plaisir, dans un esprit sportif, mais cette activité est encore considérée
comme une exhibition acrobatique présentée au cours de meetings aériens. En
France, L. Valentin expérimente des ailes de toile permettant d'effectuer des
vols planés, les bras en croix ; malheureusement, il se tue à l'issue d'une
démonstration, en 1956, après une chute de 3 000 m : s'étant cassé le bras à sa
sortie d'avion, il n'a pu déclencher l'ouverture de son parachute. Néanmoins, le
sport de précision se développe peu à peu, et les premiers championnats du monde
ont lieu en 1951 en Yougoslavie ; cinq pays y participent. Depuis lors, ils se
déroulent tous les deux ans.
Matériel
Après les voiles hémisphériques pleines (percées toutefois par la cheminée,
orifice destiné à réduire la résistance aérodynamique tout en augmentant la
stabilité d'ensemble), formées de plusieurs fuseaux de toile de soie ou de
Nylon, d'une surface totale de 40 à 60 m2, apparaissent les voilures à fenêtre,
c'est-à-dire pourvues d'une ouverture latérale (correspondant à presque toute la
surface d'un fuseau), par laquelle l'air, en s'échappant, engendre une poussée
de réaction qui imprime une certaine vitesse horizontale ; le parachutiste
pouvant, par l'intermédiaire de suspentes, ouvrir et déformer cette fenêtre, une
telle voilure autorise certaines manœuvres et un atterrissage plus précis ; la
vitesse horizontale peut atteindre 2 m/s pour une vitesse de descente verticale
de 5 m/s. Une grande évolution se produit en 1964, avec le parachute à tuyères
(petites ouvertures multiples dans la voile) et avec l'utilisation de tissus à
porosités différentes ; la combinaison de ces deux éléments permet d'améliorer
les performances, la vitesse variant de 5 m/s à 1 m/s.
Puis, s'inspirant du profil aérodynamique de l'aile d'avion, les concepteurs
livrent en 1974 un modèle entièrement nouveau, l'aile planante ; les
performances alors obtenues sont similaires à celles d'un planeur ;
l'utilisation d'une voilure de ce type exige une grande connaissance technique,
mais elle permet de corriger une erreur de largage.
Un équipement se compose essentiellement d'un harnais, qui supporte le
parachutiste, d'un cône de suspension, formé de suspentes de Nylon d'une
résistance de 200 daN (décanewtons), et d'une voilure, dont la surface peut
varier de 45 m2 (voiles classiques) à 17 m2 (voiles du type " aile ") ; un sac
contient voilure et suspentes, le tout étant plié selon une méthode propre à
chaque modèle.
L'ouverture peut s'effectuer suivant deux procédures :
automatique : une sangle de 4,50 m, reliant l'estrope (extrémité de la cheminée)
à l'avion largueur, extrait par traction la voilure hors du sac, puis la
jonction se rompt ; cette pratique est de règle en parachutisme militaire ;
commandée : les pratiquants effectuent une chute libre plus ou moins longue et
actionnent eux-mêmes, à l'instant souhaité, la poignée de déclenchement
d'ouverture, libérant ainsi un extracteur (sorte de ressort garni de tissu,
formant un petit parachute), qui, à son tour, dégage la voilure, laquelle se met
en pression et s'épanouit.
Disciplines sportives
Atterrissage de précision
L'épreuve consiste à atteindre, du pied, un disque de 3 à 5 cm de diamètre,
disposé au centre d'une cible de graviers ; l'altitude de saut varie de 700 m
(en individuel) à 1 200 m (en groupe), le vainqueur étant celui qui atterrit au
plus près de la cible.
Voltige
Les figures imposées (divisées en quatre groupes de figures), consistent en la
réalisation, dans un minimum de temps, d'une succession de tours à plat et de
loopings arrière ; pour cette discipline, l'altitude de départ se situe
généralement entre 1 800 et 2 000 m.
Les autres figures (tours, tonneaux, loopings avant ou saltos arrière)
s'exécutent selon trois axes référentiels : axe de lacet (horizontal), axe de
tangage (vertical) et axe de roulis (longitudinal).
Vol relatif
Il s'agit de réaliser des formations avec des coéquipiers (jusqu'à 45 personnes)
; pour les championnats, quatre ou huit parachutistes s'associent en chute
libre, pour " dessiner " des étoiles, des flocons, des croix, des diamants, etc.
; le saut a lieu à une altitude élevée, entre 3 000 et 5 000 m. Des records
peuvent être établis (total des points acquis en un temps donné ou selon le
nombre de participants).
Autres disciplines
La voile contact consiste à réaliser des figures, voile ouverte, par groupe de
quatre. Le parapente, né à la fin des années 1970, connaît un grand succès. Il
s'agit de décoller, depuis de fortes pentes, équipé d'une voilure de type " aile
". Ne nécessitant pas d'avion, c'est une activité peu onéreuse qui connaît de
nombreux adeptes. Le parachute ascensionnel est un sport d'initiation : le
décollage s'effectue grâce à la traction d'un véhicule, et la descente se
réalise dès la fin de la traction. Le surf et le free style sont des disciplines
très spectaculaires. Les figures sont filmées par un cameraman lui aussi en
chute libre, et les images servent à l'attribution de notes. Le paraski combine
slalom à ski et précision d'atterrissage en parachute.
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Les clubs de parachutisme du nord pas
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