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 Le sport automobile est lié à la civilisation industrielle. Sa pratique implique plusieurs acteurs, dont les pilotes, qui jouent souvent leur vie pour obtenir la victoire, et les constructeurs, qui investissent des sommes considérables pour mettre en avant leur marque.

Les sommes engagées pour améliorer les performances des automobiles de compétition permettent aussi de faire progresser la technologie des véhicules de série, et d'améliorer ainsi la sécurité.

Sport mécanique où se mesurent tant les pilotes que les constructeurs de voitures de course, lors de compétitions de différents types (courses de vitesse ou d'endurance, rallyes, courses chronométrées, etc.).

Historique

Pour l'anecdote, la première compétition automobile de l'histoire fut assez singulière, car il n'y eut qu'un seul concurrent à se présenter au départ, Georges Bouton. Celui-ci, relevant le défi lancé par le journaliste Fossier, réussit à couvrir les 32 km du parcours Neuilly-Versailles et retour à bord d'un tricycle à vapeur en 1 h 14 min, à la moyenne de 25,946 km/h ; cela se passait le 20 avril 1887.

En fait, l'ère de la compétition automobile commence réellement le 28 juillet 1894 avec l'épreuve Paris-Rouen, sur une distance de 130 km. Les véhicules les plus disparates se présentèrent au départ (une trentaine à vapeur, cinq électriques, une quarantaine à essence). Le premier arrivé, le marquis Albert de Dion, qui effectua le parcours en 5 h 40 min à bord d'une auto à vapeur de sa fabrication, fut rétrogradé à la troisième place à cause de la maniabilité insuffisante de son véhicule, qui ne répondait pas aux exigences du règlement de l'épreuve ; le premier prix fut attribué à Panhard et Peugeot. Il s'agissait en effet d'un concours automobile et non d'une course ; néanmoins, le sport automobile était né.

De nouvelles courses, sur des parcours de plus en plus longs et difficiles, sont organisées les années suivantes ; elles se déroulent le plus souvent en France. Parmi les plus importantes, citons : Paris-Bordeaux-Paris en 1895 (première course officielle remportée par une voiture à essence), Paris-Marseille-Paris en 1896, Paris-Ostende en 1898, Paris-Berlin en 1901, Paris-Vienne en 1902 et Paris-Madrid en 1903. Cette dernière course est endeuillée par une tragique série d'accidents, qui amènent les autorités à l'interrompre à Bordeaux ; en outre, dans la plupart des pays européens - où des courses automobiles, certes moins prestigieuses, commencent à être organisées -, des mesures restrictives sévères sont édictées à cause des dangers que présentent les nouveaux véhicules, dont le système de freinage, en particulier, est tout à fait rudimentaire par rapport aux vitesses déjà considérables. Cet arrêt des grandes courses de ville à ville sur longues distances a comme conséquence de favoriser une autre forme de compétition, la course en circuit fermé, dont le journaliste américain Gordon Bennett se fait le propagandiste dès 1900. Ce dernier crée une coupe, qui doit être disputée chaque année dans un pays différent et à laquelle sont conviés les équipages et les machines de toutes nationalités, chaque équipe étant composée de trois pilotes et trois voitures. De 1900 à 1905, la Coupe Gordon Bennett est disputée six fois. Le succès de cette formule donne naissance dans plusieurs pays à des compétitions analogues, parmi lesquelles la Coupe Florio (qui devient plus tard la Targa Florio), en Italie, et la Coupe Vanderbilt (disputée jusqu'en 1936, avec quelques interruptions), aux États-Unis. Ce deuxième chapitre du sport automobile coïncide avec la relève des pionniers de la voiture sans chevaux par la première génération d'authentiques pilotes, tels Louis Wagner, Selwyn Francis Edge ou Arthur Duray. Une page importante est tournée en 1906 avec la création du Grand Prix de l'Automobile-Club de France, qui donne l'exemple aux autres pays d'Europe et permet de mettre sur pied une organisation internationale fondée sur des règles uniformes. Dès 1898, le règlement institue pour la première fois dans une course automobile une formule technique au sens moderne de l'expression. Au cours des années, on tente des expériences dans tous les domaines et plus particulièrement en tenant compte de la cylindrée, du poids ou de la consommation. Ainsi, en 1907, une clause limite la consommation à 30 l pour 100 km et, en 1908, on opte pour une limitation de l'alésage des cylindres (ce qui incite les constructeurs à mettre au point des moteurs à course très longue).

Les courses sur circuit perdent une partie de leur intérêt pendant plusieurs années, au profit des grands raids, pour lesquels le public se passionne immédiatement ; la plus célèbre demeure la course Pékin-Paris de 1907, remportée par l'Itala du prince Scipion Borghèse. En 1914, de nouveaux règlements internationaux sont adoptés : la cylindrée des voitures de course est limitée à 4 500 cm3 et leur poids minimal fixé à 1 100 kg. C'est le début de la compétition automobile sous sa forme moderne. Le sport automobile mondial est alors régi par l'Association internationale des automobile-clubs reconnus, ancêtre de la Fédération internationale automobile, et une véritable saison de Grands Prix s'organise à travers l'Europe avec, par exemple, le Grand Prix de l'Automobile-Club de France, le Grand Prix d'Italie, le Grand Prix d'Espagne ou le Grand Prix de Belgique. C'est l'époque où les constructeurs réalisent des prouesses techniques pour élaborer des voitures s'éloignant de plus en plus de la technique utilisée pour les voitures de série. Les Français Bugatti et Delage affrontent sur les circuits européens les marques rivales Alfa-Romeo, Sunbeam ou Fiat, se permettant même des incursions aux États-Unis. En 1927, lors de l'institution du titre de champion du monde, celui-ci revient au Français Robert Benoist sur Delage. Ce pilote représente la troisième génération des pilotes professionnels, ceux de l'entre-deux-guerres, où l'on retrouve les noms de Louis Chiron, Tazio Nuvolari, Alberto Ascari, Rudolf Caracciola, pour n'en citer que quelques-uns.

L'arrivée des Allemands, au début des années 1930, avec les Mercedes et Auto Union, fait de la course automobile une affaire de prestige national, qui risque de mettre en péril l'existence des Grands Prix, compte tenu de la disproportion des moyens mis en œuvre.

Parallèlement aux Grands Prix, une nouvelle forme de compétition voit le jour en 1922, avec la création du Bol d'Or automobile : la course d'endurance sur vingt-quatre heures. Cette idée est reprise en 1923 par l'Automobile-Club de l'Ouest pour les Vingt-Quatre Heures du Mans, avec le succès que l'on sait. Réservées à des voitures assez proches de celles de série, ces épreuves jouissent d'une grande popularité, et l'on assiste ainsi à l'éclosion de courses similaires en Europe, comme la Double Twelve de Brooklands, en Grande-Bretagne, les Vingt-Quatre Heures de Spa, en Belgique, ou les Douze Heures de Barcelone. Lorraine-Dietrich, Bentley, Alfa-Romeo et Bugatti se partagent successivement les victoires, tandis que l'on voit apparaître une nouvelle catégorie de pilotes comme l'Anglais Woolf Barnato ou l'Italien Luigi Chinetti, spécialisés dans cette forme de sport. À mi-chemin entre la course de vitesse pure et les courses d'endurance, on trouve des épreuves routières de longue distance sur routes fermées comme la Targa Florio et les Mille Miglia en Italie, le Tourist Trophy en Grande-Bretagne, qui mélangent voitures de tourisme, de sport et de Grand Prix vaguement déguisées en voitures de sport.

C'est vers la fin des années 1930 que le rallye - avec le succès du Rallye de Monte-Carlo, de Paris-Nice, de Paris-les Pyrénées-Paris et de la Coupe des Alpes, en France - connaît un essor considérable, car il permet alors à l'amateur disposant d'une voiture normale de se mesurer aux équipes officielles des constructeurs.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le sport automobile subit de profonds changements, dus en partie à l'évolution des techniques (qui demandent un effort financier considérable), à l'abandon, pour des raisons de sécurité, des grandes épreuves sur routes et au déclin des vieux circuits, jugés trop dangereux.

L'évolution de la voiture de course l'éloigne de plus en plus de la voiture de tourisme, tant sur le plan de la technique que sur celui de la performance. L'influence de la technique employée en aviation, notamment avec l'emploi des métaux ultralégers, entraîne des dépenses incompatibles avec le budget d'un amateur. Un pas décisif est franchi à la fin des années 1960 par l'Anglais John Cooper, avec la construction d'une monoplace légère, à moteur arrière, qui impose en moins de deux saisons un nouveau style en matière de conception de voitures de course monoplaces. Tous les constructeurs, sans exception, suivent son exemple. Dès la fin des années 1950, de nouveaux constructeurs (Ferrari, Cooper, Brabham, McLaren, Lotus) entrent en compétition, prenant le relais des anciens, à court d'idées ou à bout de souffle. Dès lors, les moyens financiers mis en œuvre pour les compétitions deviennent considérables. C'est alors le début du sport automobile tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Les différents types d'épreuves

Les courses automobiles peuvent être disputées sur route fermée à la circulation (Vingt-Quatre Heures du Mans), sur un circuit permanent (circuits de Dijon-Prenois, de Magny-Cours, du Castellet) ou même en ville (Monaco) ; en outre, en fonction du règlement imposé aux concurrents, on classe les épreuves en courses de vitesse, d'endurance, de côte, d'accélération, de régularité, de consommation. Les rallyes peuvent être considérés comme une catégorie à part, à mi-chemin entre les courses de vitesse et les courses de régularité. Enfin, les tentatives de records constituent un aspect particulier du sport automobile. Dans son ensemble, le sport automobile a été longtemps régi par la Commission sportive internationale (CSI), organisme dépendant de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), selon un code sportif approuvé par les automobile-clubs de chaque pays. En 1978, la CSI a été remplacée par la Fédération internationale du sport automobile (FISA). La FISA demeure sous la tutelle de la FIA, mais n'est plus une simple commission.

Courses de vitesse

Elles se déroulent sur des circuits routiers fermés à la circulation ou sur des pistes spéciales, appelées autodromes (ou circuits permanents). Les circuits ont des configurations différentes, qui rendent le parcours plus ou moins rapide et difficile. Certaines pistes extrêmement rapides (Indianapolis) comportent des virages surélevés, conçus pour neutraliser les effets de la force centrifuge agissant sur les voitures lancées à grande vitesse ; sur les longues lignes droites, on trouve souvent des chicanes (obstacles disposés alternativement sur la moitié gauche et la moitié droite de la chaussée), dont le but est d'obliger les pilotes à réduire leur vitesse. En plus de la piste, un autodrome (ou circuit) comprend un certain nombre d'installations fixes : les stands pour les réparations et le ravitaillement en carburant des voitures, une tour pour les officiels de la course et les chronométreurs, des panneaux d'affichage pour signaler au public les positions et les écarts des concurrents, des bâtiments pour les services de secours (pompiers, ambulances). Les endroits réservés au public sont les tribunes et certaines enceintes spéciales, séparées de la piste par des systèmes de protection appropriés (fossés, terre-pleins, grillages, etc.) ; de vastes parcs de stationnement accueillent en outre les voitures des milliers de spectateurs qu'attire chaque course automobile.

Certains autodromes qui accueillent les courses les plus prestigieuses ont une réputation mondiale (Indianapolis, Monza, Imola, Le Mans, le Nürburgring, Spa-Francorchamps), mais il existe pratiquement dans tous les pays des autodromes de moindre importance, avec un équipement plus réduit et réservés généralement aux épreuves secondaires.

Pour les compétitions, les voitures sont classées en deux grandes catégories, subdivisées en plusieurs groupes. Ces groupes sont définis en fonction de critères pouvant prendre en compte le nombre d'exemplaires produits en une année ainsi que certaines caractéristiques techniques définies par la FIA.

La catégorie I correspond aux voitures produites en série, destinées à la vente au public. Les voitures de la catégorie I participent essentiellement aux épreuves de rallye. Au sein de la catégorie I, les voitures du groupe A sont dites voitures de tourisme de grande production doivent être produites, c'est-à-dire dont au moins 2 500 exemplaires par an. Leur poids peut être compris entre 670 et 1 560 kg. Leur cylindrée peut varier de 1 000 à 5 000 cm3. Les constructeurs sont autorisés à apporter de nombreuses modifications sur les véhicules de compétition par rapport aux automobiles de série. Les voitures du groupe N sont dites voitures de tourisme de grande série. Leurs caractéristiques (nombre d'exemplaires, poids, cylindrée) sont les mêmes que celles des voitures du groupe A, mais les modifications techniques autorisées par rapport aux véhicules de série sont beaucoup plus limitées. Les voitures du groupe B (production minimale de 200 exemplaires par an), dites de grand tourisme, ont été interdites en rallye en 1986, pour des raisons de sécurité.

La catégorie II correspond aux voitures dont la fabrication est uniquement destinée à la compétition. Elles participent essentiellement aux épreuves d'endurance et de vitesse. Les voitures du groupe C sont dites voitures de sport prototype. Leur poids minimal est de 750 kg. Les voitures du groupe C1 ne peuvent emmener plus de 510 l de carburant pour 1 000 km ; les voitures du groupe C2, plus de 370 l pour 1 000 km. Les voitures du groupe D sont dites voitures de course de formule internationale. Le groupe D comprend les formules 1, les formules 3000, les formules 3. Les formules 1 sont des monoplaces équipées d'un moteur atmosphérique d'une cylindrée de 3 000 cm3; leur poids minimal est de 505 kg. Les formules 3000, qui ont remplacé les formules 2 en 1985, ont un moteur d'une cylindrée maximale de 3 000 cm3 ; leur poids minimal est de 540 kg. Les formules 3 ont un moteur d'une cylindrée maximale de 2 000 cm3 ; leur poids minimal est de 455 kg.

Dans les épreuves de vitesse, indépendamment des catégories et groupes auxquels appartiennent leurs voitures, on demande aux concurrents de parcourir une certaine distance dans le temps le plus court, le départ étant arrêté ou lancé selon que le chronométrage débute au signal de départ du starter ou bien au passage des voitures sur la ligne de départ. À la fin du tour de lancement, le déroulement des épreuves de vitesse est contrôlé par des commissaires techniques et sportifs, auxquels il incombe de veiller au respect du règlement mais aussi de prendre toutes les mesures qu'impose la sécurité (par exemple : ordonner aux concurrents de ralentir, de se laisser dépasser, etc., ces différents ordres étant donnés au moyen de drapeaux spéciaux). Du point de vue de la technique, les caractéristiques des voitures qui prennent part à une épreuve sont influencées par la configuration du parcours (nombre et types des virages, fréquence des lignes droites, pentes, types de revêtement, etc.), car c'est en fonction de celle-ci que les directeurs des écuries apportent certaines modifications ou adoptent tel ou tel équipement (toujours dans les limites imposées par la classification) en vue d'adapter le comportement des voitures aux exigences du moment. Chaque écurie se déplace avec ses propres mécaniciens, techniciens hautement spécialisés et pourvus d'un outillage très perfectionné, qui se tiennent en permanence aux stands pour assurer l'approvisionnement en carburant des voitures, pour intervenir dans les délais les plus courts en cas de panne, pour changer, également très rapidement, les pneus, etc.

Courses d'endurance

À côté des courses de vitesse proprement dites, il existe les courses d'endurance, dans lesquelles le vainqueur est soit le concurrent qui a parcouru la plus longue distance dans un temps fixe : six, douze ou vingt-quatre heures, soit celui qui a mis le moins de temps sur un kilométrage imposé : 1 000 km, etc. Parmi les compétitions de ce type, les Vingt-quatre Heures du Mans ont atteint une renommée mondiale. Les voitures qui y participent sont aussi sophistiquées que les voitures de formule, mais on en trouve aussi qui sont proches de la production en série, d'où l'impact publicitaire de ce genre de manifestations. Les Vingt-quatre Heures du Mans connaissent leurs spécialistes. Ainsi, le Belge Jacky Ickx s'y est imposé à six reprises, le Britannique Derek Bell à cinq reprises, le Belge Olivier Gendebien et le Français Henri Pescarolo quatre fois.

Courses de côte

Les courses de côte, qui connaissent toujours un certain succès en France, se disputent généralement sur des routes (fermées à la circulation pour la circonstance) et sur une distance relativement courte mais caractérisée par une pente très accentuée et truffée de virages. Les concurrents partent isolément et sont classés uniquement en fonction du temps employé pour couvrir le parcours (courses chronométrées). Presque toujours, l'épreuve se dispute en deux manches, le classement prenant en compte soit la montée la plus rapide, soit la somme des temps enregistrés dans les deux montées.

Championnats

Un championnat est l'ensemble de plusieurs épreuves, chacune donnant lieu à l'attribution d'un nombre déterminé de points en fonction du classement. Le coureur ayant totalisé le plus grand nombre de points au cours d'une saison se voit attribuer le titre de champion.

En matière de sport automobile, la compétition la plus prestigieuse est le championnat du monde de formule 1. Il se déroule sur 16 ou 17 Grands Prix selon les saisons. Le nombre de points attribués lors de chaque Grand Prix est le suivant : 10 au premier, 6 au deuxième, 4 au troisième, 3 au quatrième, 2 au cinquième, 1 au sixième. Chaque Grand Prix se déroule sur une distance minimale de 305 km ; sa durée ne peut excéder deux heures. La première édition du championnat du monde de formule 1 est disputée en 1950, et remportée par l'Italien Giuseppe Farina sur Alfa-Romeo. Par la suite, l'Argentin Juan Manuel Fangio s'impose à cinq reprises. À partir des années 1960, des constructeurs indépendants, essentiellement britanniques, se consacrant uniquement à la formule 1 (Cooper, BRM, Lotus, Brabham), dominent la compétition. Les pilotes britanniques (Jack Brabham, Graham Hill, John Surtees, Jim Clark, Jackie Stewart, James Hunt) s'imposent le plus souvent, mais le Brésilien Emerson Fittipaldi remporte deux fois le titre (1972, 1974). Une révolution technologique majeure est due à Renault en 1977 : malgré l'incrédulité du milieu, le constructeur engage une voiture équipée d'un moteur turbocompressé. Renault obtient sa première victoire en 1979, Jean-Pierre Jabouille s'imposant au Grand Prix de France, mais ne parviendra jamais à gagner le championnat et se retirera des circuits en 1985. Malgré l'interdiction du moteur turbocompressé en 1989, les sommes engagées pour disputer le championnat du monde de formule 1 deviennent considérables. Les constructeurs de châssis doivent s'allier avec de grandes firmes qui leur fournissent des moteurs. Ainsi, McLaren (victoires de Niki Lauda en 1984, d'Alain Prost en 1985, 1986 et 1989, d'Ayrton Senna en 1988, 1990 et 1991) est équipée d'un moteur Porsche, puis Honda ; Williams (Nelson Piquet en 1987, Nigel Mansell en 1992, Alain Prost en 1993) d'un moteur Honda puis Renault ; Benetton (Michael Schumacher en 1994 et 1995) d'un moteur Renault. De plus, le financement d'une saison nécessite le recours à un ou plusieurs sponsors. Ceux-ci sont généralement des fabricants de cigarettes, ce qui pose des problèmes avec les législations européennes interdisant la publicité pour le tabac. Outre le championnat du monde de formule 1 se disputent chaque année un championnat intercontinental de formule 3000 (depuis 1985, il remplace le championnat d'Europe de formule 2 créé en 1947) et un championnat d'Europe de formule 3, compétitions devant permettre aux pilotes d'accéder à la formule 1.

Rallyes

Le rallye est une forme particulière de la course automobile : en effet, il s'articule en deux parties, l'une, le parcours de liaison, est une épreuve de régularité qui se déroule généralement sur plusieurs étapes, l'autre est constituée par des épreuves de vitesse individuelles contre la montre, en circuit fermé, que l'on appelle épreuves spéciales. Pour accentuer le caractère sélectif de la compétition, les rallyes les plus importants sont disputés sur des tracés exceptionnellement difficiles, soit en raison de la présence de nombreux virages, soit à cause du très mauvais état de la chaussée (rallyes africains), soit du fait qu'ils se disputent en hiver, par routes souvent enneigées (Rallye de Monte-Carlo).

Depuis 1979 des points sont attribués à l'occasion de chaque rallye, ce qui donne lieu à un championnat du monde. Les Suédois Björn Waldegaard, Stig Blomqvist, les Finlandais Ari Vatanen, Hannu Mikkola, Timo Salonen, l'Allemand Walter Röhrl, l'Italien Massimo Biason, le Français Didier Auriol ou le Britannique Colin McRae s'y sont illustrés. Le Rallye Paris-Dakar, créé en 1979 par Thierry Sabine, est une épreuve ouverte aux voitures, aux motos et aux camions. Les grandes écuries comme les simples amateurs passionnés d'aventure peuvent y participer. Disputé en début de chaque année, il connaît un important succès médiatique.

Autres formes du sport automobile

Épreuves d'accélération

Parmi les formes mineures de compétition automobile, on compte les épreuves d'accélération, ou speed-trials, répandues surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Elles sont réservées à des véhicules très particuliers (dragsters, hot-rods), conçus et construits spécialement pour ces compétitions, et capables surtout de réaliser d'énormes accélérations sur pistes droites de quelques centaines de mètres (400 m ou un quart de mile) ; on les voit parfois se cabrer de façon spectaculaire.

Épreuves de consommation

Elles sont organisées en circuit fermé ou même sur des routes ouvertes à la circulation, souvent à des fins publicitaires ; l'une des plus célèbres est le Mobil Economy Run. Le classement est fondé sur le critère de la plus faible consommation (les règles varient d'une compétition à l'autre et tendent systématiquement à imposer aux concurrents d'obtenir une consommation exceptionnellement réduite.)

Records de vitesse

Ce type particulier de compétition automobile eut une grande importance historique mais, aujourd'hui, il a pratiquement perdu tout intérêt. Les épreuves les plus significatives et les plus appréciées du public ont été les tentatives de records de vitesse absolue sur le kilomètre lancé
 
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