Le
Nord-Pas-de-Calais a toujours été une région d'excès : excès
dans la guerre, excès dans le travail, excès dans les luttes
sociales, excès dans l'amitié, alors bien sûr excès dans la
fête. Ainsi, il y a des siècles, avaient lieu dans le
Nord-Pas-de-Calais des sortes de fêtes des fous, au mois de la
Trinité, qui duraient deux jours. Un défoulement qui convoyait
les processions religieuses, un défoulement excessif mais
canalisé par le clergé, qui finissait par s'y mêler. La
cavalcade était menée par le fou officiel de la ville, encadré
par des chanoines qui braillaient en imitant l'âne. Les édiles
bourgeois jetaient au peuple des dragées et autres coupe-faim.
On perçait gratuitement des tonneaux de vin. Le soir, on
repeuplait joyeusement hors mariage dans les bosquets. Deux
jours. Et basta ! Et l'on pense que ces fêtes médiévales sont
à l'origine des carnavals du Nord d'aujourd'hui. Quelques
indices : on jette toujours quelque chose à la foule, à la
foule déguisée ; on porte toujours quelque chose en
procession. Et aujourd'hui, dans les villes du Nord, le
carnaval est devenu incontournable. Ça se passe là-bas dans
les temps d'avant Carême, au temps où les terres et le mardi
sont gras, au temps du droit à la viande, de l'aval à la carne
(d'où « carnaval »). Imaginez cent, mille... une foule de
masques. Travestis en charbonnés, enfarinés, multicolores. Et
voilà que depuis le balcon de l'hôtel de ville le bourgmestre
- pardon, le maire - lance ses gendarmes sur la foule
(rassurez-vous, aucune répression ; là le gendarme n'est ici
qu'un autre nom encore du hareng saur). Et quand le soir les
carnavaleux entonnent l'hymne à Jean Bart, on a la chair de
poule. C'est les fédérés chantant La Marseillaise. Et quand
arrivent ces paroles à la cantate à Jean Bart « Et la cité qui
te donnera la vie érigera ta statue en autel... », le profane
devient sacré. Et partout dans le Nord, par ces temps de fête,
sortent les géants. Ce sont des personnages de carton pâte,
peints dans des couleurs vives où dominent le plus souvent le
rouge feu et les jaunes allumés, et armés d'une structure
d'osier. La plupart du temps, ils portent des noms liés par un
bout de sentiment à la ville. À quelques exceptions près, les
géants sont toujours la représentation des héros profanes de
leur cité, ou des laborieux mais positifs moyens de la ville
Souvent
chantée, la tradition d'accueil des gens du Nord n'est plus à
prouver.
C'est aussi le pays des géants, des carnavals, des braderies
et des ducasses. Le plus grand des carnavals, celui de
Dunkerque, mobilise pendant plusieurs semaines des dizaines de
milliers de danseurs et de "carnavaleux". Unique et
inoubliable, la braderie de Lille réunit, chaque premier
week-end de septembre, un million de personnes venues des
quatre coins de l'Europe pour l'affaire du siècle. 1300
braderies et ducasses (fêtes foraines) se tiennent chaque
année dans la région.
A ne surtout pas oublier : la fête des mineurs qui se déroule
le jour de la Sainte Barbe.
Les très nombreuses bières régionales et les traditionnelles
moules frites accompagnent toutes les fêtes.
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Si la région vous paraît rude par sa
situation sachez que les habitants y sont très agréables,
chaleureux. Ils possèdent une joie de vivre qu’ils aiment
partager. Les fêtes locales (kermesses, carnavals, 51 par an)
sont légions, avec une préférence pour les carnavals et la vie
des géants. Attention aux harengs à Dunkerque ! Lille et sa
brocante de plus 100 Km de trottoirs, le 1er week-end de
septembre avec ses fameuses moules.
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