Histoire
Pris par les Romains aux Atrébates, puis conquis par les
Francs vers 430, l'Artois est incorporé, en 863, au comté de
Flandre. En 1180, le comte de Flandre le donne en dot à sa
nièce Isabelle de Hainaut, à l'occasion de son mariage avec le
roi de France Philippe Auguste ; l'Artois reste alors la
propriété personnelle de la reine, puis il devient celle de
son fils, le futur Louis VIII. Ce n'est qu'en 1223, lors de
l'avènement de Louis VIII, que l'Artois est rattaché au
domaine royal. Saint Louis l'érige en comté pour son frère
Robert (1237). La petite-fille de ce dernier, Mahaut, en
hérite en 1302, suivant la coutume du pays, qui n'exclut pas
les femmes, et malgré les contestations de son neveu Robert.
Passé par mariage à la maison de Bourgogne, l'Artois connaît
alors une période de grande prospérité, avant d'être attribué
à la maison d'Autriche à la mort de Charles le Téméraire
(1477) ; il devient dès lors d'une importance stratégique
primordiale. Confirmée par les traités de Madrid (1526) et de
Cambrai (1529), cette attribution est annulée par le traité
des Pyrénées (1659), qui le rend à la France, après que Louis
XIII l'eut de nouveau repris en 1640.
Arts et lettres
L'art gothique a connu un brillant essor en Artois, d'où est
originaire l'architecte Villard de Honnecourt, mais il reste
peu de monuments de cette époque : le patrimoine de l'Artois a
en effet souffert des guerres successives. La basilique
Notre-Dame (XIIIe-XVe s.) de Saint-Omer figure parmi les plus
importants édifices conservés.
En Artois, les premiers pas de la littérature française furent
illustrés par Jean Bodel (mort en 1210) et par Adam de la
Halle (v. 1240-v. 1285), l'auteur du Jeu de Robin et Marion.
En art comme en littérature, la période bourguignonne fut une
période faste : dans leur résidence de Hesdin, les ducs de
Bourgogne recevaient peintres (dont Jan Van Eyck) et
musiciens.
Une des
images typique de l'Artois reste le Beffroi, tour autrefois
utilisée pour surveiller les campagnes et donner l'alerte.
Autour de ces symboles, qui aujourd'hui rythment la vie au son
de leur carillon, ont grandi des place fortes et de bien
jolies villes. En route pour un tour des "villes d'histoire
dans un cadre vert"!
Les
places pavées et les beffrois sont caractéristiques du
Pas-de-Calais. Le carillon médiéval de Béthune anime son
célèbre beffroi. Le beffroi d’Arras, décoré d’un lion d’or,
renaît de ses cendres pour couronner l’hôtel de ville de la
place des Héros.
Béthune et Arras, villes bourgeoises d’influence flamande et
parfois espagnole, dessinent les limites d’un vaste territoire
entre plaines d’Artois pays minier et villages agricoles.
Elles sont marquées par l’histoire d’une première grande
guerre qui laissa d’innombrables croix blanches et des
paysages imprégnés de souvenirs.
Quand
on franchit les collines de Lorette et Vimy, le paysage
s’ouvre sur la verdoyante plaine d’Artois. Vers l’ouest, la
silhouette des tours du Mont Saint Eloi rappellent la
puissance de moines dans la contrée. Au sud le lion du beffroi
d’Arras semble veiller, protecteur sur les vallées de la
Scarpe, du Crinchon, du Cojeul, de la Sensée, de l’Hirondelle
près de Bapaume ou de la Kilienne à Pas-en-Artois.
Cela fait presque un siècle maintenant que les terrils
façonnent les paysages de l’Artois et du Béthunois. Ainsi
Noeux-les-Mines, cité minière, a conservé ses montagnes de
schiste sur lesquelles on peut désormais skier ou s’envoler en
parapente. Célèbre pour son Racing Club de football, Lens vous
invite à partager la chaleur d’un jour de match parmi les
supporters "Fiers d’être Lensois" !
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Arras
Frévent
Auxi
le Château
Des collines boisées, des sources de
l’Authie aux villages une histoire des plus riche qui va de la
domination espagnole à la guerre 14/18 : l’Artois Sud vous
émerveillera. Les deux villes principales sont Bapaume capitale
de l’endive et Arras, capitale du département du Pas-de-Calais.
Cette dernière possède un ensemble architectural composé de deux
places en pavés ceinturées par les maisons typiques flamandes de
brique et de pierre qu’il est possible d’admirer du haut des
soixante quinze mètres de son beffroi. Non loin de la cité, Vimy
et Lorette sont les vestiges incontournables des deux dernières
guerres… et la base nautique de Saint Laurent Blangy permet la
pratique du rafting et d’autres sports d’eaux vives.
Autour d'Arras et de
Saint-Pol-sur-Ternoise, la majeure partie de l'Artois n'a pas
subi les bouleversements entraînés par l'industrie minière. Ici,
le gagne-pain reste essentiellement agricole. Comme dans le
Cambrésis, le sol de craie limoneuse et l'exploitation intensive
permettent d'atteindre des records de productivité.
On y longe des routes à thèmes. Celle du souvenir autour du
mémorial canadien de Vimy et de Notre-Dame-de-Lorette. Celle du
patois au sud de Bruay. Ou encore le circuit Bernanos dans les
environs d'Azincourt.
Les 399 communes de ce vaste arrondissement ont toutes un charme
particulier. Dans des villes comme Bapaume ou des villages comme
Pas en Artois, on ne quitterait son coin pour rien au monde.
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